Jules Quièvre et son papa et entraîneur, Stéphane. : La Voix du Nord 1. PRÉCOCITÉ. Jules Quièvre s'est mis à slalomer à vélo sans stabilisateur dès l'âge de deux ans et demi, débutant en compétition à 6 ans (pré-licencié).
2. COMPLICITÉ. « Juju » et son père Stéphane (37 ans, ancien 2e catégorie), qui l'entraîne, sont très complices. Coureur d'expérience - deux fois 4e en Pass'cyclisme en 2009 - son papa lui consacre beaucoup de temps. Derrière eux, le reste de la tribu, avec la maman Sophie en tête, les encourage.
3. POLYVALENCE. Polyvalent, mais préférant la route, Jules s'est pris au jeu du cyclo-cross et s'avère doué sur piste aussi. C'est un coureur complet, qui sprinte, grimpe bien et roule fort. « Donc, plus le parcours est difficile, plus c'est facile pour lui de faire la différence », constate son papa. Par contre il a tendance à trop en faire. « Et ça me joue parfois des tours », admet-il.
4. ADRESSE. Il n'a chuté qu'une seule fois en course, glissant sous la pluie lors des championnats de France pupilles 2 à Moreuil (Somme). C'était dans le 2e tour. Il est reparti et a fini 20e.
5. MENTALITÉ. « C'est un gagneur ! », se réjouit son père. Et Jules sait être en forme le jour J, gérant admirablement bien son stress grâce à un mental de fer : « C'est ce qui le rend plus fort. » 6. EXPÉRIENCE. À raison d'une trentaine de jours de course par an, parfois deux dans le week-end en fonction des objectifs à préparer, Jules a déjà beaucoup de métier.
7. RÉGULARITÉ. « Juju » est un cannibale ! Il totalise déjà plus de 100 victoires, « et des courses de plus en plus belles ». Toujours dans les cinq premiers en Belgique, où les pelotons sont plus massifs et le niveau plus relevé, il aimerait y gagner prochainement.
8. PROGRÈS. Si Jules a naturellement toujours envie de rouler - son père doit d'ailleurs le restreindre -, « il roule sur sa classe, ses performances augmentant sans qu'il ait besoin d'accroître d'autant son entraînement ». Ce que ses adversaires ne savent pas, croyant souvent qu'il en fait beaucoup, voire trop, à l'entraînement, par jalousie. Il a progressé tous les ans mais « c'est en 2009 qu'il m'a le plus épaté en se frottant aux minimes 2e année », s'enthousiasme son père.
9. PALMARÈS. Sa plus belle victoire, Jules l'a remportée au sprint sur le fameux vélodrome de Roubaix au terme du mini-Paris-Roubaix chez les benjamins 2. « C'était son jour. Il était au-dessus du lot et de ses huit derniers adversaires », se répète son père en revoyant la vidéo toujours accessible sur Internet.
10. CLUB. Bien que déjà sollicité par de plus grands clubs, Jules est toujours licencié au Cyclo-club armentiérois (CCA) où il est finalement à bonne école. Y restera-t-il après 2010 ? « On fera toujours des heureux et des déçus », affirme son papa.
FRÉDÉRIC LESCUREUX

